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Trois hauts responsables syriens jugés à Paris pour crimes contre l'humanité
information fournie par Reuters 21/05/2024 à 11:16

par Layli Foroudi et Maya Gebeily

Trois hauts fonctionnaires syriens accusés d'avoir participé à la disparition forcée puis à la mort d'un père franco-syrien et de son fils à Damas, sont jugés mardi par contumace devant la cour d'assises de Paris pour complicité de crimes contre l’humanité et délits de guerre.

L'affaire porte sur la disparition en novembre 2013 puis le décès de Mazen Dabbagh, conseiller d’orientation au lycée français de Damas, et de son fils Patrick, après avoir été arrêtés par des agents des services de renseignement de l'armée de l'air syrienne.

L'un des officiers accusés de complicité dans leur disparition et de torture - Ali Mamlouk - fait toujours partie du régime syrien, en tant que conseiller à la sécurité du président Bachar al Assad. Les deux autres sont Jamil Hassan, ex-directeur des services de renseignements de l'armée de l'air,

et Abdel Salam Mahmoud, qui lui dirigeait les enquêtes dans le même services.

Selon Mazen Darwish, directeur du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression, il s'agit de la première fois qu'un responsable syrien toujours en exercice est jugé pour délits de guerre présumés.

Cette affaire est importante pour tous les Syriens, a-t-il ajouté, car elle concerne "les détentions arbitraires, la torture (et) les exécutions extrajudiciaires", qui sont, selon lui, "systémiques" de la part du régime.

Aucun des trois accusés n'assistera au procès devant la cour d'assises, qui devrait durer quatre jours et le ministère syrien de l'Information n'a pas répondu à une demande de commentaire dans l'immédiat.

Le gouvernement syrien et son allié, la Russie, rejettent les accusations de massacres et de torture.

En Syrie, aucun effort n'est fait pour poursuivre les membres du gouvernement syrien, et les tribunaux sont accusés de servir les intérêts du président.

La Syrie n'a pas non plus rendu de comptes devant la justice internationale, car elle n'est pas membre de la Cour pénale internationale. Toutefois, la Cour internationale de justice a ordonné à Damas de mettre fin aux actes de torture.

(Reportage de Layli Foroudi à Paris et Maya Gebeily à Beyrouth ; version française Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)

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